Editor for this issue: Andrea Berez <andrea
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La d�nomination des savoirs en fran�ais pr�classique (1500-1650) Date: 24-Jun-2005 - 25-Jun-2005 Location: Lyon, France Contact: Marthe PAQUANT Contact Email: marthe.paquantMail to author|Respond to list|Read more issues|LINGUIST home page|Top of issueish-lyon.cnrs.fr Meeting URL: http://www.univ-st-etienne.fr/longeon/colloques/f_colloques.htm Linguistic Sub-field: Lexicography Subject Language: French Call Deadline: 15-Jul-2004 Meeting Description: Colloque International organis� par le CELL (Centre d'Etudes Lexicologiques et Lexicographiques) � Lyon (France) les 24-25 juin 2005 La d�nomination des savoirs en fran�ais pr�classique (1500-1650) Probl�matique g�n�rale : Comment et o� (dans un titre, une pr�face, une table des mati�resEuro) d�nomme-t-on � la Renaissance les savoirs des choses, des concepts, des machines ? Ces d�nominations ont-elles ou pas une signification en termes de disciplines ? M�thode : Approche linguistique (lexicologie, terminologie) et r�flexions �pist�mologiques Soumission des propositions de communications : *l'examen des propositions de communication sera fait, de mani�re anonyme, par deux membres du comit� scientifique ; *langue de travail : fran�ais ; *envoi des propositions, soit par courrier postal � lEuro(tm)adresse suivante : Marthe Paquant, CELL, ISH, 14 avenue Berthelot 69363 LYON cedex 07 ; soit par courriel : marthe.paquant
ish-lyon.cnrs.fr, selosse.philippe
wanadoo.fr *date limite de r�ception : 15 juillet 2004. Calendrier : *appel � communication : avril 2004 *date limite de r�ception des propositions de communication : 15 juillet 2004 *date dEuro(tm)acceptation des communications : 15 octobre 2004 *inscription au colloque : 15 mai 2005 *tenue du colloque : 24-25 juin 2005 *date limite de r�ception des textes en vue de la publication : 1er septembre 2005 *publication des Actes dans Le Fran�ais Pr�classique : printemps 2006 Comit� scientifique : Pascal Brioist (Universit� de Tours), Claude Buridant (Universit� de Strasbourg), Jean C�ard (Universit� Paris X Nanterre), Bernard Colombat (ENS-LSH, Lyon), Teresa Jarozewska (Universit� de Lodz, Pologne), Volker Mecking (Universit� catholique de Lyon), Marthe Paquant (CNRS, Lyon), Isabelle Pantin (Universit� Paris X Nanterre), Jean Pruvost (Universit� de Cergy-Pontoise), Philippe Selosse (Universit� de Bourgogne) COLLOQUE : appel � communications Date : 24-25 juin 2005 Lieu : Institut des Sciences de l'Homme, Lyon, France Publication : Le Fran�ais Pr�classique, n�10, printemps 2006 Comit� organisateur : Marthe Paquant (CNRS), Volker Mecking (Universit� catholique de Lyon), Philippe Selosse (Universit� de Bourgogne) Centre dEuro(tm)Etudes Lexicologiques et Lexicographiques des XVIe et XVIIe si�cles (CELL / GRAC UMR 5037 CNRS - Universit� Lyon 2) ISH, 14 avenue Berthelot 69363 LYON cedex 07 Comit� scientifique : Pascal Brioist (Universit� de Tours), Claude Buridant (Universit� de Strasbourg), Jean C�ard (Universit� Paris X Nanterre), Bernard Colombat (ENS-LSH, Lyon), Teresa Jarozewska (Universit� de Lodz, Pologne), Volker Mecking (Universit� catholique de Lyon), Marthe Paquant (CNRS, Lyon), Isabelle Pantin (Universit� Paris X Nanterre), Jean Pruvost (Universit� de Cergy-Pontoise), Philippe Selosse (Universit� de Bourgogne) Th�matiques : La Renaissance est souvent consid�r�e comme une �poque charni�re : de nouveaux champs du savoir �mergent, tandis que, d' une fa�on g�n�rale, les savoirs se diff�rencient en savoirs populaires (croyances, opinionsEuro) et scientifiques, ceux-ci en savoirs techniques et scientifiques stricto sensu, ces derniers en savoirs objectifs sur la nature (p.ex. la physique) et subjectifs sur l' humain (p.ex. la politique). Cette diff�renciation trouve son accomplissement dans une autonomisation en disciplines, caract�ristique de lEuro(tm)�poque : architecture, botanique, grammaire, marine, th�ologie naturelle, typographieEuro La Renaissance met ainsi en place une configuration typique de l' Occident moderne : la � pens�e s�par�e � qui s' efforce de maintenir comme distinctes et incommensurables les disciplines entre elles. l' appui de cette th�se, les lexicologues rel�vent, par exemple en fran�ais pr�classique, lEuro(tm)�mergence de n�ologismes morphologiques ou s�mantiques, qui d�signeraient ces nouvelles disciplines ou techniques con�ues comme autonomes (architecture, 1504 ; gramm�re, 1531 ; th�ologie naturelle, 1551 ; pyrotechnie, 1556, marine, 1559 ; calligraphie, 1569 ; typographie, 1573 ; pharmacie, 1575 ; arch�ologie, 1599 ; botanique, 1611). En somme, pour les historiens des id�es et des sciences comme pour les lexicologues, les mots et les choses concordent : les nouvelles d�couvertes, les nouvelles pratiques impliquent de nouveaux mots ou de nouvelles acceptions ; et les nouveaux mots consacrent la diff�rence entre domaines techniques et scientifiques. La chose imposerait-elle le nom ? L' objectif de ce colloque est de mettre cette vision r�aliste et convenue en question et de sEuro(tm)interroger sur les termes d�nommant les champs du savoir : Autonomie des disciplines. Ces disciplines sont-elles r�ellement autonomes parce qu' exprim�es par de nouveaux termes ou sont-elles subordonn�es, corr�l�es, m�l�es ? La botanique est-elle r�ellement une discipline � part enti�re, non subordonn�e � la m�decine, non corr�l�e � la pharmacie ? L' �mergence de nouvelles d�nominations a-t-elle succ�d� � lEuro(tm)autonomisation des disciplines ou y a-t-elle conduit ? Le nom imposerait-il la chose ? Existence des disciplines. Les premi�res attestations datent-elles effectivement l' �mergence d' une discipline, puisqu' il s' agit le plus souvent d' emprunts, c' est-�-dire de simples traductions avec francisation de mots existant parfois d�s l' Antiquit� (architecture, pharmacie ) ? Inversement, bien que beaucoup d' emprunts (p.ex. �conomie, anatomie) soient apparus d�s le XIVe si�cle dans les traductions fran�aises par Oresme de textes grecs et latins, ces emprunts ont-ils imm�diatement d�nomm� de nouveaux champs du savoir ou ceux-ci ne se sont-ils constitu�s qu' a posteriori, pr�cis�ment � la Renaissance ? Autrement dit, une premi�re attestation isol�e rend-elle compte d' un nouveau concept tant quEuro(tm)elle nEuro(tm)est pas suivie d' une lexicalisation ? cet �gard, les disciplines existent-elles r�ellement, alors qu' un vocabulaire propre leur fait d�faut ? Que d�signe le mot botanique, alors que le vocabulaire de la discipline botanique n' appara�t que chez Tournefort en 1694 ? Que d�signe la grammaire, alors que la lexicalisation des termes de la discipline grammaticale ne se stabilise que chez Arnaud et Lancelot en 1660 ? Qu' est-ce enfin qu' une discipline sans d�nomination de ceux qui la pratiquent ? Ainsi, l' architecture ou la botanique sont-elles pens�es comme telles alors que les d�riv�s architecte et botaniste n' apparaissent que vingt � trente ans apr�s la premi�re attestation des noms architecture et botanique ? Champ disciplinaire. Les disciplines signifi�es par les termes nouveaux (marine, botanique ) permettent-elles de rendre compte de l' ensemble du savoir � la Renaissance ? Peut-on dire que L' Art de naviguer de Nicolas de Nicolay (1553) ou L' Histoire g�n�rale des Plantes de Dal�champs (1615) rel�vent pr�cis�ment, pour l' un de la marine comme � science de la navigation �, pour l' autre de la botanique comme � science des plantes � ? Si non, que signifie l' emploi � anciennes � d�nominations (histoire, art, commentaires ) ? Rend-il caduque l' id�e de � nouvelles disciplines �, masque-t-il l' �mergence de nouvelles disciplines ou au contraire traduit-il une simple continuit� ? Ces anciennes d�nominations signifient-elles des � disciplines ou de toutes autres conceptualisations du savoir ? Nature disciplinaire. Plus g�n�ralement, que recouvrent des termes comme th��tre, institution, trait�, commentaire, catalogues, fabrique quand leur objet s' applique � des domaines et disciplines aussi diff�rents que la botanique, la m�decine, l' art de la guerre ou l' architecture ? titre d' exemple, le seul terme � histoire � englobe, de notre point de vue de modernes, aussi bien la g�ographie (Histoire des pays septentrionaux d' Olaus le Grand, 1561), la botanique (Histoire des plantes de Dodoens, 1557), la marine (Histoire de la navigation de Jean Hugues de Linscot, 1610) que la pharmacie (Histoire des drogues, espiceries et de certains medicamens simples de Colin, 1602). Du point de vue de la Renaissance, que signifie un tel terme ? Discipline et m�lange. Inversement, lorsqu' une discipline n' est d�sign�e que par ses composantes (p.ex. l' alchimie par les corps c�lestes, les m�taux, les sels ) ou lorsque fait d�faut un terme d�signant le savoir trait� dans l' ouvrage, tel le Champfleury de Tory (1529), comment interpr�ter �pist�mologiquement le vide terminologique ? Le Champfleury rel�ve-t-il de la typographie ? de la grammaire ? de la calligraphie ? de l' orthographe ? De tout � la fois, et de bien d' autres champs encore ? Mais dans ce cas, la � pens�e m�l�e � existerait-t-elle encore ? Les � disciplines � telles que la physiognomonie, entre divination, anthropologie, zoologieEuro en sont-elles des illustrations ? Soumission des propositions de communications : Les communications tenteront de d�gager, dans une perspective lexicologique et/ou d' histoire des id�es, le signifi� attach� � tout terme susceptible de d�nommer un savoir ou une technique, au sens large (art, histoire, commentaire, th��tre ) et au sens �troit (dictionnaire, dialogue ), sans n�gliger les cas de vide terminologique. Elles s' appuieront essentiellement sur les mots, mais ne n�gligeront pas tout ce que peuvent apporter comme �claircissements les titres, pr�faces, tables des mati�resEuro sans oublier les gravures, frontispices, qui �lucident parfois le sens d' un titre. Dans une perspective �pist�mologique ou plus anthropologique, les communications tenteront d' interpr�ter les r�sultats obtenus : quelle est la structure du savoir � la Renaissance, telle qu' on peut, ou non, la d�duire de son explicitation en langue ? Etant donn� que nous ne pr�supposons pas que des champs disciplinaires existent, aucune restriction n' est apport�e et toute communication traitant d' une d�nomination du savoir est bienvenue. Il est surtout attendu des propositions qu' elles situent clairement leur objet (tel ou tel terme), leur m�thode (linguistique, philosophique, historique, anthropologique, s�miotique ), etc.