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LINGUIST List 17.2266

Tue Aug 08 2006

Calls: Applied Ling/Discourse Analysis/Pragmatics/France

Editor for this issue: Dan Parker <danlinguistlist.org>


As a matter of policy, LINGUIST discourages the use of abbreviations or acronyms in conference announcements unless they are explained in the text. To post to LINGUIST, use our convenient web form at http://linguistlist.org/LL/posttolinguist.html.
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        1.    Bert Peeters, Les Enjeux de la Communication Interculturelle


Message 1: Les Enjeux de la Communication Interculturelle
Date: 08-Aug-2006
From: Bert Peeters <Bert.Peetersutas.edu.au>
Subject: Les Enjeux de la Communication Interculturelle


Full Title: Les Enjeux de la Communication Interculturelle

Date: 05-Jul-2007 - 07-Jul-2007
Location: Montpellier, France
Contact Person: Bert Peeters
Meeting Email: Bert.Peetersutas.edu.au

Linguistic Field(s): Applied Linguistics; Discourse Analysis; Pragmatics

Subject Language(s): French (fra)

Call Deadline: 15-Nov-2006

Meeting Description:

The aim of the conference is to further explore what exactly is required for
cross-cultural communication involving French to be successful, at a purely
linguistic level (i.e. which aspects of grammar, prosody etc. have an impact on
understanding), at a pragmatic level (awareness of cultural variation and
preferred choices with respect to politeness, speech act formulation, address
systems, turn taking, etc.), and at an axiological level ('communicative ethos'
and cultural values).

''Les enjeux de la communication interculturelle : compétence linguistique,
compétence pragmatique, valeurs culturelles''

Organisé par :
Le Département de Sciences du Langage de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3
(Laboratoires DIPRALANG et PRAXILING) et le Department of European Languages,
Macquarie University, Sydney.

Date : 5-7 Juillet 2007
Lieu : Montpellier (France)

Comité d'organisation :
Nathalie Auger, Christine Béal, Aleksandra Nowakowska, Gilles Siouffi, Bertrand
Vérine (Université Montpellier 3), Françoise Demougin (IUFM Montpellier), Bert
Peeters (University of Tasmania / Macquarie University, Sydney).

Comité scientifique :
Astrid Berrier (Université du Québec à Montréal), Chantal Charnet (Université
Montpellier 3), Francine Cicurel (Université Paris 3), Chantal Crozet
(Australian National University, Canberra), Jean-Marc Dewaele (Birkbeck College,
University of London), Barbara Hanna (Queensland University of Technology),
Catherine Kerbrat-Orecchioni (Université Lyon 2), Marianne Kilani-Schoch
(Université de Lausanne), Tony Liddicoat (University of South Australia), Joseph
Lo Bianco (University of Melbourne), Jean-Marie Prieur (Université Montpellier
3), Véronique Traverso (Université Lyon 2), Karin Speedy (Macquarie University,
Sydney).

Présentation scientifique du colloque :
La question de la compétence interculturelle, qui occupe aujourd'hui une place
reconnue dans un grand nombre de travaux en sciences du langage, renouvelle le
regard porté sur la description des langues et du discours. En effet, en mettant
au centre de la réflexion la question de la réussite ou de l'échec de la
communication entre des personnes de langues maternelles et de cultures
différentes, elle oriente les priorités vers la description des aspects les plus
sensibles à la variation culturelle aux niveaux linguistique, pragmatique et
interactionnel. On sait depuis longtemps qu'il ne suffit pas de bien maîtriser
le système d'une langue étrangère pour bien communiquer dans cette langue. Mais
sait-on toujours quels sont les aspects de ce système qui s'avèrent cruciaux
vis-à-vis des locuteurs natifs d'une langue donnée ? Est-ce la prononciation
correcte des phonèmes ou les schémas prosodiques, par exemple ? On sait par
ailleurs que les difficultés de communication que rencontrent les gens de
cultures différentes sont moins souvent des problèmes d'incompréhension liés aux
processus référentiels (qui sont en général facilement élucidés) que des
problèmes de compétence au niveau pragmatique et socioculturel, avec des
répercussions plus ou moins néfastes sur les rapports interpersonnels. Encore
faut-il bien identifier les activités spécifiques qui présentent un risque de
malentendu.

La réflexion sur la compétence interculturelle amène à postuler l'existence de
règles implicites qui régissent les comportements langagiers et qui peuvent
varier culturellement. On part donc de l'hypothèse que les propos échangés ne
sont que la surface visible d'un ensemble que l'analyse peut saisir en le
décomposant en plusieurs niveaux de plus en plus abstraits, qui vont de la
description linguistique des interactions à l'élaboration de l' - ethos
communicatif - et aux valeurs sociales des cultures. De nombreuses revues sont
ainsi consacrées à la comparaison, parfois implicite, souvent explicite, de
l'anglais avec d'autres langues (c'est le cas de nombreux articles du Journal of
Pragmatics, de Pragmatics, et de la dernière-née, Intercultural Pragmatics). On
y explore des objets aussi variés que le rôle des marqueurs de discours, la
formulation des requêtes, le maniement de l'humour ou la conception des faces.
Ces recherches apportent, au final, des descriptions fines et précises et une
meilleure compréhension des fonctionnements discursifs et interactionnels de
cette langue. Elles fournissent également des pistes précieuses pour la
didactique et l'apprentissage. L'objectif de ce colloque est d'encourager une
réflexion similaire orientée vers le français et qui explore les trois aspects
de la compétence interculturelle nécessaires à une communication réussie :
- au niveau linguistique, les aspects du système de la langue ayant une
incidence sur la compréhension du message ou du meta-message (interprétation des
intentions ou motivations de l'énonciateur). L'interface
linguistique/pragmatique peut mettre en évidence par exemple l'importance du
maniement de certains aspects de la morpho-syntaxe (question-tags en anglais par
exemple) ou de la prosodie.
- au niveau pragmatique, la connaissance des variations culturelles et des choix
préférentiels dans la formulation des actes de langage, dans les manifestations
linguistiques de la politesse, dans les systèmes d'adresse, dans les activités
rituelles, dans la gestion des tours de paroles.
- au niveau de l' - ethos communicatif - et des valeurs culturelles, la prise en
compte des variations dans la conception des rapports interpersonnels et leur
incidence sur la forme des échanges (hiérarchie et formulation des ordres et
instructions, respect du territoire et requêtes, manifestations linguistiques de
l'affect etc?).

Langues objets et langues de présentation :
Les interventions, en français ou en anglais, compareront le français à une
autre langue, ou bien compareront des variantes du français (par ex. le français
de France et le français québécois).

Nature des données et approches possibles :
La communication interculturelle suppose des échanges entre des participants qui
interprètent leurs énoncés respectifs, ce qui a une incidence sur la nature des
données qui peuvent être choisies : la dimension interactive doit être présente,
sous une forme ou sous une autre. On privilégiera l'oral en face à face ou médié
(téléphone, visioconférence) ou des formes interactives de l'écrit (emails,
chats). On pourra également envisager des formes d'écrit entraînant des -
réactions - ou des - conséquences - : lettres de motivation, réclamations,
circulaires?

Parmi les différents types d'approches possibles pour l'analyse de ces données,
on retiendra notamment :

- L'approche comparative (dite aussi - cross-culturelle -) : les locuteurs
natifs sont observés - en parallèle - dans leurs langues maternelles respectives
pour faire émerger les différences/similitudes dans les usages et attentes dans
des interactions de type comparable (par exemple : conversation familière,
séances de - briefing -, échanges dans des petits commerces, échanges au
guichet, débats télévisés, appels d'auditeurs dans les émissions radiophoniques
etc?). Cette approche permet de mieux comprendre le fonctionnement des deux
langues/cultures considérées et de faire des hypothèses sur les points
potentiellement sensibles en situation interculturelle.
- L'approche interculturelle ou analyse des situations de contact : les échanges
de locuteurs de deux langues/cultures différentes sont analysés en interaction.
Cette approche permet de mettre en évidence certains obstacles à la
communication exolingue, sources de malentendus ou de tensions
interpersonnelles. Elle pose la question de l'interprétation et du lien avec les
valeurs culturelles.
- L'approche « interlangue » : la performance de locuteurs en langue 2 est
comparée à la performance native dans des contextes et des types d'interactions
similaires. Cette approche met en évidence les interférences de la langue 1 sur
la langue 2. Elle apporte des compléments d'information à l'approche
interculturelle.

Dans tous les cas, il s'agit d'analyser la façon dont le linguistique et le
culturel sont imbriqués dans les interactions verbales. Les contributeurs seront
encouragés à dépasser le niveau purement descriptif et à envisager les
implications théoriques et/ou pédagogiques des données analysées.

Date limite pour la soumission des propositions de communication
Les propositions de communication (titre et résumé ne dépassant pas 5000 signes)
devront être adressées par voie électronique à Christine Béal
(Christine.Bealuniv-montp3.fr) et à Bert Peeters (Bert.Peetersutas.edu.au)
avant le 15 novembre 2006. Elles feront l'objet d'une double évaluation anonyme.
Les décisions du comité scientifique seront communiquées mi-février 2007 et le
programme provisoire du colloque sera diffusé mi-mars.
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