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LINGUIST List 22.2463

Mon Jun 13 2011

Confs: Cognitive Science, Semantics, Syntax/France

Editor for this issue: Amy Brunett <brunettlinguistlist.org>


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        1.     Jean-Christophe Pitavy , Passage, Tension, Transformation en Sciences du Langage

Message 1: Passage, Tension, Transformation en Sciences du Langage
Date: 12-Jun-2011
From: Jean-Christophe Pitavy <jean.christophe.pitavyuniv-st-etienne.fr>
Subject: Passage, Tension, Transformation en Sciences du Langage
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Passage, Tension, Transformation en Sciences du Langage
Short Title: Colloque ParLAnCES

Date: 24-Nov-2011 - 26-Nov-2011
Location: Saint-Etienne, France
Contact: Jean-Christophe Pitavy
Contact Email: jean.christophe.pitavyuniv-st-etienne.fr

Linguistic Field(s): Cognitive Science; Semantics; Syntax

Meeting Description:

Le colloque s'inscrit dans le cadre de la thématique du quinquennal du
Centre Interdisciplinaire d'Études et de Recherches sur l'Expression
Contemporaine. Il se propose de convoquer différentes recherches en
linguistique cognitive, sémiotique, syntaxe, linguistique textuelle,
sémantique interprétative portant sur la notion de passage et ses
différentes conceptualisations.

Présentation:

La notion de passage a une pertinence propre dans le champ des sciences du
langage, de l'analyse textuelle et de la littérature, à la fois du fait
d'une longue tradition qui remonte à la grammaire de la phrase et à la
rhétorique, mais aussi du fait du renouvellement constamment opéré dans les
modèles de la linguistique contemporaine.

Cette notion pré-théorique a trouvé à se restreindre sous la forme de trois
concepts linguistiques : celui de tension, celui de transformation et celui
de passage.

Lieu du colloque:

Université Jean Monnet
Campus Tréfilerie
CIEREC EA 3068
Maison Rhône-Alpes des Sciences Humaines (MRASH)
35 rue du 11 novembre
42023 Saint Etienne cedex 2 (France)

Conditions et tarifs:

Des frais d'inscription couvriront:
- La participation au colloque
- Le dossier des participants
- Les repas de midi et le ' dîner de gala '
- Les pauses café
(tarifs et modalités de règlement communiqués ultérieurement)

Présentation:

La notion de passage a une pertinence propre dans le champ des sciences du
langage, de l'analyse textuelle et de la littérature, à la fois du fait
d'une longue tradition qui remonte à la grammaire de la phrase et à la
rhétorique, mais aussi du fait du renouvellement constamment opéré dans les
modèles de la linguistique contemporaine. Cette notion pré-théorique a
trouvé à se restreindre sous la forme de trois concepts linguistiques :
celui de tension, celui de transformation et celui de passage.

Tension en sémiotique:

La notion de tension se retrouve dans plusieurs domaines des études du
langage. Gustave Guillaume voulant rendre compte de la psychosystématique
a recours à la notion de tenseur binaire pour signifier le passage de la
puissance à l'actualisation. Certaines théories de la métaphore envisagent
une tension entre le thème et le phore. Enfin les travaux de la sémiotique
tensive tentent de montrer que toute signification est régie par des
valeurs tensives qui l'accompagnent.

Passage et tension en linguistique cognitive:

Un courant de la linguistique cognitive (Lakoff & Johnson Philosophy in the
Flesh 1999 : 47) a mis en évidence que la métaphore établit des
correspondances (mappings) entre deux domaines d'expérience. Quelle
relation se crée entre ces domaines et que se passe-t-il, voire passe-t-il
quelque chose d'un domaine à l'autre? Est-ce le résultat d'une tension?
Fauconnier et Turner ont théorisé (The Way We Think) de manière un peu
différente et plus complexe le fonctionnement métaphorique du langage dans
un réseau mettant en place deux espaces de données entrantes (input
spaces) mis en regard et qui trouvent leur résolution dans un espace
intégré, résultant, espace fusionné (blended space). Peut-on dire qu'il se
présente comme la résolution de la tension créée entre les deux espaces
initiaux qui entretiennent des relations fondées sur l'analogie, la
similitude, l'identité, l'équivalence ou leurs contraires? Sur quoi se
fonde le passage d'un domaine à l'autre (cross space mappings)? Est-ce
ainsi de manière analogique que les choses se passent? Comment se
recomposent les données dans l'espace résolutif final? Cet espace situé en
bout de réseau peut même être producteur de sens nouveau (structure
émergente) non récupérable dansles espaces initiaux. Quelle est la
transformation ainsi opérée?

Passage et transformation dans les modèles générativistes:

Le concept de passage apparaît relativement récemment en linguistique
('transformation grammaticale', Harris 1952) pour rendre compte de
l'organisation de la phrase sur la base de son insertion textuelle. Les
règles transformationnelles concernant la structure phrastique, ont été
introduites dans le cadre de la linguistique distribution¬naliste (Harris,
Language 28). L'analyse distribution¬nelle définit l'environ¬nement d'une
unité du discours, en décomposant les phrases en segments de même niveaux
ou constituants immédiats (répartis en classes d'équivalence). On introduit
la notion capitale de transformation. Chomsky donne une dimension
syntaxique fondamentale à cette notion dans sa ' grammaire générative '
(règles de réécriture permettant d'engendrer un nombre non fini de phrases)
qui n'est pas nécessairement « transforma¬tionnelle » : elle existe déjà
dans les modèles syntagmatiques. Cette notion de transformation, à la fois
nouvelle et reliée aux theories issues du XVIIè siècle européen (Grammaire
de Port-Royal), fonde toute une théorie de la phrase. Une des innovations
de ce courant consiste à avoir repéré l'existence d'une structure profonde
sous-jacente à la forme concrète de la phrase. Cette idée permet à son
tour l'émergence de la notion de transformation dans les premières '
grammaires ' de Chomsky : les transformations assurant le passage de la
structure profonde à la structure de surface disparaissent des grammaires
récemment proposées, notamment de l'organisation syntaxique qui résulte du
programme minimaliste (The Minimalist Program, 1995). Dans ce cadre, d'un
stade de structuration au suivant, seules interviennent dans la derivation
des phrases deux opérations structurantes, merge & move, fusion (opération
syntaxique minimale) et déplacement. Seul subsiste, à l'issue d'un passage
régulé de termes primitifs à des termes complexes, le niveau syntaxique de
la structure de surface.

Passage en linguistique textuelle et dans la sémantique interprétative:

Le ' passage' est au centre d'une nouvelle conceptualisation en linguistique,
issue des avancées de la linguistique textuelle ; la
macro-syntaxe réintroduit la phrase dans son cadre ' naturel' , le texte,
modifie notre approche, et vient compléter la micro-syntaxe. 'Passage'
présente une polysémie intéressante ; comme activité il renvoie à
l'interprétation (écriture et lecture) ; à la construction du sens,
laquelle se produit dans un mouvement d'allers-retours, où émergent des
hypothèses établies sur des régularités formelles, concernant les divers
niveaux du signifiant textuel. Mais la seconde acception du mot renvoie à
la question de l'unité textuelle. Difficile question, car on ne peut pas
considérer que l'unité textuelle minimale soit la phrase. Pour Le Goffic,
par exemple, il n'est pas possible de comptabiliser les phrases d'un texte
: il faut même envisager l'ensemble du texte comme un 'passage'. La notion
de passage trouve également d'autres applications dans la sémantique
interprétative, dans la recherché d'information ou la repré¬sentation des
connaissances. Rastier (2008) la redéfinit en s'appuyant sur la sémantique
de corpus, il précise la notion de passage par l'examen des rapports de
sémiosis entre son contenu et son expression, comme par l'étude des
rapports contextuels au sein du passage et entre passages. Les rapports
entre fonds et formes sémantiques, les transformations entre passages
conduisent à préciser des phénomènes qui intéressent tant la textualité que
l'intertextualité.

Le comité scientifique ne favorisera aucun axe par rapport aux autres, mais
souhaiterait qu'une grande diversité de domaines et de cadres théoriques
soit représentée. On sera donc libre de développer une ou plusieurs
questions, en synchronie ou diachronie,? à partir de la présentation qui
précède dans les domaines suivants : analyse du discours, lexicologie,
linguistique historique, linguistique textuelle, morpho-syntaxe,
phonétique, phonologie, sémantique, sémiotique, traduction et
traductologie, pragmatique, traduction et traductologie, typologie des
langues, etc.

Le colloque international doit permettre de dégager le matériau d'un volume
consacré aux facettes de la notion de passage en sciences du langage.

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Page Updated: 13-Jun-2011

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