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LINGUIST List 23.2804

Fri Jun 22 2012

Calls: French, Spanish, Portuguese, Catalan, Galician, Historical Ling/France

Editor for this issue: Alison Zaharee <alisonlinguistlist.org>

Date: 22-Jun-2012
From: Sophie Azzopardi <cilir2013gmail.com>
Subject: Colloque International de Linguistique (Ibéro-)Romane - XIVe Colloque LibéRo
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Full Title: Colloque International de Linguistique (Ibéro-)Romane - XIVe Colloque LibéRo
Short Title: CILIR 2013

Date: 29-May-2013 - 31-May-2013
Location: Montpellier, France
Contact Person: Sophie Sarrazin, Sophie Azzopardi
Meeting Email: < click here to access email >
Web Site: http://cilir2013.wordpress.com

Linguistic Field(s): Historical Linguistics; History of Linguistics; Pragmatics; Sociolinguistics; Text/Corpus Linguistics

Subject Language(s): Catalan-Valencian-Balear; French; Galician; Portuguese; Spanish

Call Deadline: 10-Sep-2012

Meeting Description:

Après le colloque international de linguistique ibéro-romane de Louvain en 2011, Montpellier aura l'honneur d'accueillir la quatorzième édition des colloques Libéro (Association française de linguistique ibéro-romane) avec le soutien de l'équipe Praxiling (UMR 5267 Montpellier 3-CNRS).

Conférenciers invités :

Ignacio Bosque (Universidad Complutense de Madrid)
María Luisa Calero Vaquera (Universidad de Córdoba)
Bernard Pottier (Institut de France)

Appel à Communications :

Comme lors des précédentes éditions, ce colloque a vocation à réunir des chercheurs en linguistique ibéro-romane, qu'ils soient membres ou pas de l'association. Le colloque CILIR 2013 s'articulera autour de sept sessions thématiques dont voici le détail :

Session 1 : Historiographie linguistique et Histoire de la langue
Coord. : Marie-Hélène Maux-Piovano (Université de Strasbourg)

La recherche dans le domaine de l'histoire des idées linguistiques et de l'historiographie linguistique s'est développée en Espagne il y a relativement peu de temps, une trentaine d'années environ, avec un essor particulier en ce qui concerne la « grammaticographie » à partir de la célébration du cinquième centenaire de la parution de la grammaire de Nebrija en 1492. L'historiographie linguistique se situe par définition dans une perspective diachronique, même si l'histoire de tous les champs ne commence pas au même moment. C'est ce qui permet d'établir un lien direct avec la linguistique synchronique et l'histoire de la langue.

On peut envisager une structuration par champs (grammaire, lexicographie, sémantique, sociolinguistique, dialectologie, mais aussi histoire de la traduction et didactique), en n'oubliant pas qu'ils n'apparaissent pas tous à la même période. Si on peut penser que le Siècle d'Or sera bien représenté, avec l'étude des premières grammaires - qu'elles soient descriptives ou didactiques, qu'elles s'adressent à des hispanophones ou à des étrangers - et des premiers dictionnaires mono-et bilingues, voire trilingues, les siècles suivants offrent de nombreuses perspectives sur des champs à peine explorées et très variées, de l'histoire des manuels scolaires à l'histoire du métalangage en passant par l'analyse d'éléments morphosyntaxiques dont les résultats sont précieux entre autres pour la connaissance de l'évolution de la langue.

Session 2. La variation linguistique
Coord. : Nicole Delbecque (KU Leuven)

Les approches de la variation linguistique sont multiples et diverses. La variation peut se définir prioritairement en fonction des groupes d'usagers (variation diachronique, variation diatopique, variation diastratique) ou en fonction de l'usage (variation diaphasique, situationnelle, stylistique) et du support (écrit ou oral). Si la dimension culturelle est centrale, la question de la fonctionnalité est également importante (fonction identitaire, cryptique, ludique, initiatique, etc.) Les analyses proposées peuvent porter sur un ou plusieurs registres (par exemple, le registre soutenu, le registre standard, le registre familier) et concerner tous les niveaux de la langue (phonique, morphologique, syntaxique, lexical).

Session 3. Structures conceptuelles, discours et langage
Coord. : Nicole Delbecque (KU Leuven)

L'étude des propriétés sémantiques et discursives est fondamentale pour la compréhension du langage. Cette approche reconnaît la nature dynamique du langage, prend en compte la notion de point de vue dans l'analyse grammaticale, s'intéresse au rôle et à la nature de la métaphore, et s'appuie sur la sémantique lexicale pour rendre compte de l'intégration conceptuelle et de la possibilité de capter de manière non-dérivationnelle des relations entre constructions. Cette section peut accueillir tout particulièrement les propositions visant à développer des méthodes de recherche rigoureuses, appliquées à des contextes spécifiques (tant de textes littéraires que de textes politiques ou administratifs, par exemple).

Session 4. Linguistique de corpus
Coord. : Nicole Delbecque (KU Leuven)

Les méthodes quantitatives de la linguistique de corpus permettent d'aborder toutes sortes de questions grammaticales, sémantiques et pragmatiques, même les plus subtiles, à une échelle relativement vaste. La description dont la finalité est de dégager des tendances significatives à partir des distributions enregistrées à des niveaux d'analyse différents (lexique, morphologie, syntaxe, prosodie, structures discursives) complète l'examen détaillé de fragments plus limités, tant diachroniquement que synchroniquement.

Cette section peut accueillir toutes sortes de recherches s'attachant à augmenter la portée tant qualitative que quantitative d'observations faites sur un ou plusieurs corpus homogènes. Les réflexions concernant les convergences et/ou divergences entre une approche globale et une approche détaillée sont également les bienvenues.

Session 5. Le changement linguistique en espagnol et dans d'autres langues (ibéro)-romanes
Coord. : Marta López Izquierdo (Université Paris VIII) et Mónica Castillo Lluch (Université de Tübingen)

Dans leur évolution du latin jusqu'à aujourd'hui, les langues romanes ont subi des changements pouvant être analysés à la lumière de la théorie de la typologie linguistique initiée par Greenberg en 1963, théorie qui a connu d'importants développements ces dernières années (pour une vision d'ensemble récente, voir Croft, 2003). Cette section propose de mener une réflexion sur le changement linguistique en espagnol et dans d'autres langues (ibéro)romanes en termes de typologie. Cette réflexion pourra être centrée sur une seule langue dans sa relation au latin, ou bien envisagée de façon comparative, contrastivement entre deux ou plusieurs de ces idiomes, à partir de différents aspects grammaticaux : ordre des mots, clitiques, temps, aspect, mode, genre, nombre, etc.

Certains des débats actuels les plus controversés en linguistique historique romane, comme celui de savoir si les langues romanes médiévales étaient des langues avec une syntaxe du verbe en position seconde (typologiquement similaires aux langues germaniques actuelles), ou des questions comme l'évolution distincte des passés composés dans l'aire romane, les phénomènes de détermination, l'auxiliarisation, la rection et la concordance verbale, le traitement et le marquage des compléments de personne, entre autres, ont leur place dans la présente section, qui a été pensée avec la ferme intention d'accueillir des contributions sur les différentes langues anciennes et modernes du domaine roman. On propose ainsi une approche complémentaire d'un ensemble de langues généralement prises en compte dans une perspective génétique mais dont l'évolution répond dans de nombreux cas à des phénomènes explicables au sein même de la typologie linguistique ou de la linguistique aréale (champ qui pourra être développé lors de futures rencontres).

Greenberg, Joseph H. (1963 [1966]). Universals of Language, Cambridge, Massachusetts Institute of Technology.
Croft, William (1990 [2003]). Typology and universals, Cambridge, Cambridge University Press.

Session 6. Motivation et iconicité
Coord. : Gabrielle Le Tallec, Chrystelle Fortineau, Elodie Blestel (Université de Rennes II)

Bien que le dogme de l'arbitraire du signe, dont Saussure se fit l'écho en son temps, reste très prégnant, la motivation et, plus largement, tous les phénomènes relevant de l'iconicité, sont au coeur de la recherche linguistique, comme en témoigne, par exemple, le fait que le premier numéro de la revue Faits de langues, en 1993, ait été consacré à « Motivation et iconicité ». Les faits de motivation sont nombreux et variés, qu'il s'agisse de motivation phonique, morphologique ou encore sémantique et relèvent de divers domaines : morphologie grammaticale, bien sûr, mais aussi lexicale (existence de réseaux de signifiants, traitement des emprunts), syntaxe (notamment à travers la question de l'ordre des mots), prosodie, en synchronie comme en diachronie (évolutions analogiques, attractions paronymiques et étymologies populaires, etc.).

Les communications pourront porter sur les manifestations de la motivation dans les langues ibéro-romanes - le niveau d'analyse pouvant être aussi bien celui de la phrase que celui du mot ou du morphème, ou encore du sub-morphème (concepts de formants et cognèmes, par exemple) - et concerner des états de langue anciens ou modernes, ou traiter de questions d'une portée générale, comme la compatibilité de l'arbitraire et de la motivation, l'existence d'îlots et de degrés de motivation, etc.

Session 7. Les périphrases verbales du domaine (ibéro)-roman
Coord. : Sophie Sarrazin (Université de Montpellier III) et Sophie Azzopardi (Université Paris-Diderot)

L'intérêt porté, depuis une vingtaine d'années, à l'expression du temps, de l'aspect et de la modalité dans les langues romanes a placé la question des périphrases verbales au centre des préoccupations, et a révélé toute la complexité de ces ensembles verbaux. Les fonctionnements spécifiques qu'on leur reconnaît soulèvent d'abord des questions théoriques : la périphrase doitelle être considérée comme une unité sémantique, au même titre qu'une forme verbale synthétique ou comme une réalité purement relationnelle ?

Si, pendant longtemps, la question de la périphrasticité verbale a été limitée à celle de l'auxiliarité, la difficulté à dégager des critères identificatoires uniques et stables du fonctionnement périphrastique à partir de données sémantico-syntaxiques a conduit à élargir le champ d'analyse, en questionnant la portée cognitive et le fonctionnement pragmatico-discursif de ces associations verbales.

Cette section a donc vocation à accueillir des éclairages multiples, issus d'approches variées et menées dans une perspective diachronique (avec, par exemple, l'étude des processus de figement : grammaticalisation/réanalyse) ou dans une perspective synchronique. Les analyses contrastives, centrées sur une ou plusieurs langues du domaine ibéro-roman et éventuellement étendues à des langues romanes non ibériques, sont les bienvenues.

Communications :

Le format des communications est de 30 minutes : 20 minutes d'exposé suivies de 10 minutes de discussion. La langue utilisée pourra être le castillan, le portugais, le catalan, le galicien ou le français.

Pour la publication, les textes pourront être demandés exclusivement en castillan.

Soumission des résumés :

Les résumés (300-500 mots) devront clairement mentionner :

- La session thématique à laquelle se rattache la proposition de communication (parmi les sept proposées ci-dessus)
- Le titre de la communication
- L'objet d'étude
- Les données empiriques sur lesquelles se fonde l'analyse
- Les principaux travaux consacrés à la question
- La perspective adoptée
- Les principales conclusions
- 3 à 5 mots clés permettant d'identifier le thème, le champ d'analyse et la perspective adoptée

Les résumés, dont les textes ne devront comporter aucune information permettant d'identifier le(s) auteur(s), seront envoyés, avant le 10 septembre 2012, via le formulaire mis en ligne à l'adresse suivante :

http://cilir2013.wordpress.com/resumes/

Les propositions seront évaluées de façon anonyme.

Dates importantes :

Date limite de soumission des résumés : 10 septembre 2012
Notification d'acceptation : 30 novembre 2012

Contact :

Courrier électronique : cilir2013gmail.com
Site Web du colloque : http://cilir2013.wordpress.com

Comité scientifique :

Claudia Borzi (Universidad de Buenos Aires), Didier Bottineau (CNRS), Jacques Bres (Université Montpellier III), Michel Camprubi (Université de Toulouse II), Rafael Cano Aguilar (Universidad de Sevilla), Jean-Claude Chevalier (Université de Paris IV), José Luis Cifuentes Honrubia (Universidad de Alicante), Concepción Company Company (Universidad Autónoma de México), Bert Cornillie (KU Leuven), Bernard Darbord (Université de Paris X), Henri-José Deulofeu (Université de Provence), María Pilar Díez de Revenga Torres (Universidad de Murcia) , María Marta García Negroni (Universidad de San Andrés / Universidad de Buenos Aires) , Luisa Granato (Universidad Nacional de la Plata), Johannes Kabatek (Universität Tübingen), Christian Lagarde (Université de Perpignan), Gilles Luquet (Université de Paris III), Ricardo Maldonado (Universidad Autónoma de México), María Antonia Martín Zorraquino (Universidad de Zaragoza), Francisco Moreno Fernández (Universidad de Alcalá de Henares), Fátima de Oliveira (Universidade do Porto), Manuel Pérez Saldanya (Universidad de Valencia), Francis Tollis (Université de Pau), Angela di Tullio (Universidad del Comahue).

Comité d'organisation :

Responsables de l'organisation :

Sophie Sarrazin (Université Montpellier III) et Sophie Azzopardi (Université Paris Diderot)

Comité organisateur (Libéro) :

Nicole Delbecque (KU Leuven)
Dominique Neyrod (Université du Mans)
Elodie Weber (Université de Paris IV)
Carmen Núñez Lagos (Université de Lille III)
Mathilde Quitard (Université de Paris III)



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Page Updated: 22-Jun-2012

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