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LINGUIST List 23.3635

Thu Aug 30 2012

Calls: French, Pragmatics, Discourse Analysis, Applied Ling, Psycholing/Belgium

Editor for this issue: Alison Zaharee <alisonlinguistlist.org>

Date: 30-Aug-2012
From: Audrey Roig <aroigulb.ac.be>
Subject: Si J’Aurais Su, J’Aurais Pas Venu.
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Full Title: Si J’Aurais Su, J’Aurais Pas Venu.

Date: 20-Jun-2013 - 22-Jun-2013
Location: Bruxelles, Belgium
Contact Person: Laurence Rosier
Meeting Email: < click here to access email >
Web Site: http://ladisco.ulb.ac.be/

Linguistic Field(s): Applied Linguistics; Discourse Analysis; General Linguistics; Pragmatics; Psycholinguistics

Subject Language(s): French

Call Deadline: 30-Sep-2012

Meeting Description:

Si J'Aurais Su, J'Aurais Pas Venu.
Linguistique des Formes Exclues : Descriptions, Genres Épistémologie.

En 2005, le numéro de Faits de Langues consacré à l'exception observait le phénomène à travers les rapports établis entre les théories linguistiques et l'expérience. Ce numéro se faisait l'écho de l'observation éclairante de Benveniste : « Bien des découvertes ont commencé par une observation semblable, un désaccord dans le système, une perturbation dans un champ, un mouvement anormal dans une orbite » (1966 : 35). Il nous semble souhaitable de revenir aujourd'hui sur ces formes exclues qui ont peu bénéficié de l'intérêt des linguistes, en élargissant notre intérêt à des questionnements discursifs et épistémologiques à propos des fonctionnement et signification non seulement de l'exception, mais aussi de l'exclusion et de la restriction. En effet, ces catégories, bien qu'elles forment les trois pôles d'un triangle sémantique couramment admis, restent empreintes de caractéristiques spécifiques sur lesquelles nous souhaiterions nous attarder.

Conférenciers Invités :

Emilio Manzotti (Université de Genève)
Claudine Moïse (Université de Grenoble)
Franck Neveu (Université de Caen)
Geneviève Salvan (Université de Nice Sophia Antipolis)
Marc Wilmet (Université Libre de Bruxelles)

2ème Appel à Communications :

Objectifs :

Ainsi, les pistes que nous voudrions présenter à la réflexion ont trait tantôt aux formes linguistiques (1), tantôt aux genres de discours (2), tantôt encore à l'épistémologie et aux valeurs des pratiques linguistiques et didactiques (en ce compris le français langue étrangère) (3).

(1) D'un point de vue linguistique, est-il possible de différencier l'exception et l'exclusion, voire la restriction ? Les voies empruntées pour répondre à cette problématique principale peuvent être morphosyntaxique et/ou sémantique. Dans le premier cas, l'on étudiera par exemple :

- la question des formes linguistiques rendant compte de l'exclusion, de la restriction et de l'exception, comme les rapports particuliers que ces forms instaurent avec un ensemble initial (le groupe-mère) qui représente l'échantil ou la norme ;
- la combinatoire des formes exceptives ou exclusives avec des determinants spécifiques ainsi que le statut et la valeur syntaxique de ces tournures (i.e. mis à part, sauf, exception faite pour, à l'exception de, etc.) ;
- les types de constructions syntaxiques par lesquelles elles sont rendues : phrases nominales, tournures marginales, recours au parenthésage, ordre atypique ;
- les irrégularités des paradigmes (par exemple de conjugaison ; i.e. vous disez) qui alimentent les vieux débats sur l'opposition analogie/anomalie.
- les approches typologiques diachroniques, comparatives, et/ou contrastives constituent également des pistes possibles.

Dans une perspective sémantique et expressive, il serait intéressant notamment d'analyser :

- les spécificités voire les recouvrements de sens des formes restrictives, exceptives et exclusives ;
- les différentes manières de lier la partition (rendues par des locutions telles que mis à part, exception faite, à moins que, sinon, etc.) à l'idée de hiérarchisation, de valorisation ou de dévalorisation, ainsi que la function sémantique des entités exclues ;
- les rapports sémantiques établis entre les entités considérées dans les SN introduits par mis à part, par exemple, et les SN de la phrase principale ;
- la diversité des rapports méronymiques entre le groupe originellement constitué (le groupe-mère) et les sous-groupes exclus ou exceptés.

(2) Pour ce qui est du deuxième axe d'étude, l'accent peut être mis à la fois sur les genres de discours (existe-t-il des genres propices à l'expression des formes exclusives ?) et sur leurs usages énonciatifs et rhétoriques. Citons en guise d'exemples :

- l'existence de traits de style particuliers (à l'oral comme à l'écrit),
- la configuration textuelle,
- la liste (liste noire, liste rouge, etc.),
- les procédés rhétoriques (i.e. la dissociation des notions) et les strategies argumentatives telles que le recours à des procédés d'atténuation, de minimisation, de restriction, de détournement, d'euphémisation, de comparaison négative, etc.
- la notion de restriction (explicitée par des connecteurs tels que unless, à moins que, cf. axe 1) dans la chaine de raisonnement modélisée par Toulmin (1958). Partant, une autre voie aussi intéressante à explorer serait celle du questionnement des postulats de ce schéma argumentatif, ce qui ouvre la porte à un troisième axe de recherche, davantage épistémologique.

(3) Les pratiques des linguistes, grammairiens et didacticiens (FLM et FLE) conduisent à sélectionner, parfois au gré des modes scientifiques, les sujets ou les formes linguistiques à aborder, au détriment de faits de langue pourtant fréquents dans les discours. Or, du point de vue épistémologique, il serait intéressant de s'interroger sur notre propre éthique :

- quelles sont nos valeurs et nos normes en matière de constitution de corpus et de transmission des usages et des savoirs ?
- quel est le degré de validité d'exemples tels que 'Je veux pas', 'Il faut pas qu'il vient', 'Vous faisez', 'Il neige et elle tient', 'Je parle très mieux que toi et je te merde ?'
- est-il encore pertinent de travailler à partir d'énoncés fabriqués ?
- n'est-il pas temps de revoir les notions d'acceptabilité, d'agrammaticalité et de normes scolaires, alors que des énoncés dits « fautifs » sont devenus pratiques courantes (après que + subjonctif) ou, à fortiori, largement entrés dans la mémoire collective et donc devenus en quelque sorte des énoncés paradigmatiques ('Si j'aurais su, j'aurais pas venu') ?

Modalités de Soumission :

Les propositions de communication (de deux pages maximum, bibliographie comprise) devront être renvoyées avant le 30 septembre 2012 aux trois addresses suivantes : lrosierulb.ac.be (Laurence Rosier), dvanraemulb.ac.be (Dan van Raemdonck), aroigulb.ac.be (Audrey Roig).

Notification d'acceptation : 15 octobre 2012.

Critères de Sélection :

Toute proposition doit être un travail original et non publié, en français. Chaque soumission fera l'objet d'une évaluation anonyme, en fonction de critères tels que l'originalité de la proposition, la précision de son contenu, le caractère empirique de l'étude et sa clarté.

Comité d'Organisation :

Centre de recherche LaDisco de l'Université Libre de Bruxelles
http://ladisco.ulb.ac.be

Comité Scientifique :

Avanzi Mathieu (Université de Neuchâtel), Choi-Jonin Injoo (Université deToulouse II - Le Mirail), Defays Jean-Marc (Université de Liège), Dufaye Lionel (Université Paris-Est Marne la Vallée), Fuchs Catherine (Lattice / ENS Paris), Gournay Lucie (Université Paris-Est Marne la Vallée), Hambye Philippe (Université Catholique de Louvain), Kleiber Georges (Université de Strasbourg), Manzotti Emilio (Université de Genève), Mignon Françoise (Université de Perpignan Via Domitia), Moïse Claudine (Université de Grenoble), Neveu Franck (Université de Caen), Reichler-Béguelin Marie-José (Universités de Neuchâtel et de Fribourg), Salvan Geneviève (Université de Nice Sophia Antipolis).

Quelques Références :

Al Bernard, « Plaidoyer pour une définition variable de la notion d'exception », Langue française, 66, 1985, p. 77-85.

Blanche-Benveniste Claire, « Grammaticalisation d'un terme de lieu : quelque part et mis à part », Recherches Sur le Français Parlé, 16, 2001, p. 83-101.

Dalcq Anne-Elizabeth et al., Mettre de l'ordre dans ses idées, 2e éd., Bruxelles, De Boeck & Larcier, 2007.

Fintel Karl Von, « Exceptive constructions », Natural Language Semantics, 1, 1993, p. 123-148.

Frei Henri, La grammaire des fautes, Paris, P. Geuthner, 1929.

Gaatone David, « L'exception comme empreinte de l'histoire dans la langue », Faits de Langues, 25, 2005, p. 191-198.

Grevisse Maurice, Goosse André, Le Bon usage : grammaire française, 14e éd., Louvain-la-Neuve/Paris, De Boeck/Duculot, 2007.

Gross Maurice, « La notion de règle et d'exception : l'exemple des groups nominaux compléments directs sans déterminant », Cahiers de Linguistique, d'orientalisme et de slavistique. Mélanges de linguistique et de stylistique en hommage à Georges Mounin pour son 65e anniversaire II, Université de Provence, 1976, p. 41-52.

Groupe d'Étude en Histoire de la Langue Française (G.E.H.L.F.), Grammaire des fautes et français non conventionnels : actes du IVe Colloque international organisé à l'Ecole normale supérieure les 14, 15 et 16 décembre 1989, Paris, Presses de l'Ecole normale supérieure, 1992.

Jacquet-Pfau Christine, « Les référents de l'exception : linguistique du terme et validité de la notion », Faits de Langues, 25, 2005, p. 19-30.

Kleiber Georges, « Détermination, indéfinis et construction partitive », Scolia, 20, 2005, p. 209-239.

Kleiber Georges, « Comment se 'règle' linguistiquement l'exception : petite sémantique des constructions exceptives », Faits de Langues, 25, 2005, p. 39-52.

Leeman-Bouix Danielle, Les fautes de français exsistent-elles ?, Paris, Seuil, 1994.

Manzotti Emilio, « I costrutti cosiddetti eccettuativi in italiano, inglese e tedesco: semantica e pragmatica », Linguistica e traduzione, Atti del seminario di studi, Premeno (Novara), Villa Bernocchi, 25-27 settembre, a c. di Vincenzo Bonini e Marco Mazzoleni, 1987, p. 67-110.

Manzotti Emilio, Toma Alice, « L'exception, la réserve et la condition complexe », Analele Universităţii din Bucureşti. Limba şi literatura romană, Bucureşti, 2007.

Moignet Gérard, Les signes de l'exception dans l'histoire du français, Genève, Droz, 1959.

Nordon Didier, « L'exception qui infirme la règle », Faits de Langues, 25, 2005, p. 31-38.

Piot Mireille, « Sur la nature des fausses prépositions sauf et excepté », French Language Studies, 15, 2005, p. 297-314.

Plantin Christian, Essais sur l'argumentation, Paris, Kimé, 1990.

Reichler-Béguelin Marie-José, « L'approche des 'anomalies' argumentatives », Pratiques, 73, 1992, p. 51-78.

Rosier Laurence, « La partition inverse dans à part + quelques N : de la quantification à la qualification », Scolia, 20, 2005, p. 275-288.

Toulmin Stephen, The Uses of Argument, Cambridge, U. Press, 1958. Traduction française par de Brabanter Philippe, Les usages de l'argumentation, Paris, PUF, 1993.

Touratier Christian, « La règle et l'exception : Avant propos », Travaux, 6, 1988.

Vilkou-Poustovaïa Irina (dir.), Faits de langues : L'exception entre les théories linguistiques et l'expérience, 25, Paris, Ophrys, 2005.



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Page Updated: 30-Aug-2012

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