|
Description:
|
Pour suppléer à la tendance dominante de faire de la littérature maghrébine
francophone un réceptacle unitaire, l'auteure se propose de saisir des traits
ou des traces récurrentes dans un espace national défini.
Contribution originale au confluent des études linguistiques et des études
littéraires, cet ouvrage cerne le discours collectif des romancières
tunisiennes musulmanes de graphie française dès 1975 à nos jours par une
méthode d'analyse (trans)textuelle. La nouveauté de la démarche proposée
consiste à décrire l'idéolecte de ces écrivaines en prenant à témoins les
modèles discursifs de l'oralité et de l'écriture, les figures de rhétorique
récurrentes telles que l'allégorie, l'antonomase et l'oxymore, les lieux les plus
fortement marqués idéologiquement, que ce soit le politique ou le religieux, et
le réceptacle naturel où l'idéologie du texte est synthétisée, voire le titre.
Contenu : Positionnement énonciatif des romancières tunisiennes -
Incorporation de la tunisianité - Plurilinguisme - Code mixing et code
switching - Allégorie de la Femme-Nation - Shahrazad - Discours
monologique et discours dialogique - Corporalité de la langue - Titrologie -
Stylistique.
Docteur de recherche en études françaises, Rossana Curreri a discuté une
thèse sur « Les romans féminins tunisiens de graphie française des origines
à nos jours ». Elle s'intéresse à la francophonie, à la traduction/traductologie
et aux variétés diastratiques, diaphasiques et diamésiques du français. Elle a
traduit en italien le roman Les Jardins du Nord de Souâd Guellouz et les
pièces Le Masque de Sika et Parabole de José Pliya. Elle enseigne la langue
française à l'Université de Catane.
|