LINGUIST List 15.3054

Wed Oct 27 2004

Diss: Psycholing/Morphology: Royle: 'Accès et...'

Editor for this issue: Takako Matsui <takolinguistlist.org>


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        1.    Phaedra Royle, Accès et représentation dans l'organisation du verbe chez le dysphasique francophone



Message 1: Accès et représentation dans l'organisation du verbe chez le dysphasique francophone

Date: 27-Oct-2004
From: Phaedra Royle <phaedra.royleumontreal.ca>
Subject: Accès et représentation dans l'organisation du verbe chez le dysphasique francophone


Institution: University of Montreal 
 Program: Department of Linguistics and Translation 
 Dissertation Status: Completed 
 Degree Date: 2001 
 
 Author: Phaedra Royle
 
 Dissertation Title: Accès et représentation dans l'organisation du verbe chez
 le dysphasique francophone 
 
 Dissertation URL: http://wwwlib.umi.com/cr/umontreal/fullcit?pNQ61397
 
 Linguistic Field(s): Morphology; Psycholinguistics 
 
 Subject Language(s):
 French (Code: FRN) 
 
 
 Dissertation Director(s):
 Gonia Jarema
 Eva Kehayia
 
 Dissertation Abstract:
 
 Cette thèse examine l'accès lexical au verbe chez le dysphasique
 francophone, dans le but de vérifier les propositions quant à la cause
 exacte de ce trouble linguistique. Notre investigation psycholinguistique
 se base sur l'hypothèse, émise par Kehayia (1994, 1997) et Dalalakis (1996,
 1999), selon laquelle la dysphasie est le résultat d'un déficit de
 représentation. Au cours de nos investigations, nous faisons usage de la
 méthodologie en temps réel--c'est-à-dire par l'enregistrement de temps de
 réponse sur ordinateu--afin d'évaluer la capacité des dysphasiques, et de
 groupes témoins, à reconnaître et produire des verbes fléchis en français.
 La première étude examine la capacité du dysphasique à reconnaître des mots
 présentés visuellement. Les données recueillies démontrent que les
 dysphasiques sont anormalement sensibles à la fréquence du suffixe
 flexionnel du verbe. Les dysphasiques montrent aussi une plus grande
 difficulté à reconnaître les verbes fléchis. Au cours de la deuxième
 expérience, nous ions aux dysphasiques de lire ces verbes tout haut. Dans
 cette tâche, les dysphasiques démontrent encore une sensibilité à la
 fréquence du suffixe mais n'ont pas de difficultés à lire les mots
 présentés. Its font même preuve d'une grande habileté au niveau de la
 lecture orale. Une troisième tâche scrute les effets d'amorçage
 morphologique (la présentation péalable d'un mot morphologiquement reliée à
 la cible, par ex. boire suivi de boit) sur la reconnaissance visuelle. Les
 temps de réponse des dysphasia n'indiquent pas que la reconnaissance de la
 cible est facilitée dans cette condition, contrairement à ce qu'on observe
 chez les contrôles. De plus, tout comme dans la première étude, elle aussi
 visuelle, les dysphasiques font preuve de grandes difficultés à réaliser
 cette tâche. Une dernière expérience examine la reconnaissance auditive des
 verbes chez les dysphasiques avec, encore une fois, des amorces
 morphologiques. Les résultats de cette étude démontrent que les
 dysphasiques ont moins de difficultés reconnaître les mots présentés dans
 la modalité auditive plutôt que visuelle. Par contre, ils sont plus lents
 que les contrôles à reconnaître des verbes avec des suffixes moins
 fréquents et ont plus de difficultés à reconnaître les mots
 morphologiquement complexes. Finalement, le comportement linguistique des
 dysphasiques en amorçage diffère de celui des contrôles: ils sont inhibés
 lors de la présentation d'amorces reliées à la cible. Les résultats de
 cette étude confirment l'hypothèse voulant que la représentation des mots
 est altérée chez les dysphasiques. Leur grande sensibilité à la fréquence
 du suffixe nous porte à croire qu'ils emmagasinent les mots selon un
 principe de fréquence et non en termes de leur structure morphologique. Le
 manque d'effets d'amorçage morphologique par des formes reliées renforce
 cette hypothèse. En résumé, les résultats obtenus au cours des tâches en
 temps réel démontrent que les dysphasiques ont un trouble linguistique qui
 affecte leur capacité à analyser morphologiquement les mots de leur langue.
 La plus grande facilité des dysphasiques à accomplir la tâche en modalit
 auditive, et la tache de lecture, nous permettent d'affirmer que ce
 syndrome ne peut être le résultat de troubles auditifs ou articulatoires.
 Finalement, les résultats obtenus vont à l'encontre des prédictions de
 l'hypothèse de la saillance morphologique, qui prédit que la saillance du
 morphème aura un impact sur la capacité du dysphasique à l'incorporer dans
 un paradigme verbal.
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